En premier lieu, j'ai eu la main lourde sur le calcul de l'impôt, je suis tombé dans le panneau des tranches : j'ai eu l'audace de considérer qu'un contribuable ayant un revenu imposable de 1 000 000 € se faisait prendre 750 000 € (en supposant la réforme Hollande adoptée). En faisant comme ça, je ne fais pas mieux que les « journalistes » du Figaro par ailleurs...
J'ai en effet complètement oublié que ce n'est pas si simple. L'imposition se fait sur chacune des tranches jusqu'à celle atteinte en prenant compte du quotient familial (j'y reviens sous peu). Le mécanisme est éclairci dans l'article suivant, ou encore sur l'ami Wikipédia, qui corrigent mon propos sur la forme sans lui nuire sur le fond. En revanche, ils mettent en évidence que l'imposition est encore moins confiscatoire qu'on veut bien le croire grâce à deux facteurs :
- le taux d'imposition moyen n'atteint alors pas le même niveau que le taux marginal. Dans l'exemple cité pour 1 200 000 €, on a un taux moyen de 48%, à comparer aux 75% du taux marginal.
- dans le calcul mentionné, ainsi que dans mon raisonnement, il n'a été question que d'un contribuable seul. En réalité, il faut prendre en compte le quotient familial et les diverses niches fiscales disponibles. Tout cela permet à un contribuable bien renseigné (mieux que moi en tout cas) de placer ses pions là où il faut pour éviter le fisc.
L'article ci-dessus a par ailleurs le mérite de comparer les taux pratiqués dans divers pays, et met en évidence que des écarts existent, mais qu'ils n'ont rien qui puisse inciter à la fuite fiscale massive. Il met même en évidence que en l'état, la fiscalité française est même plus permissive que celles de nos voisins européens, et ce sans tenir compte des niches fiscales.
Ces corrections étant faites, je fais amende honorable, et je promets de cliquer sept fois ma souris dans Internet avant d'écrire. Ceux qui repèreraient d'autres bourdes sont chaleureusement invités à me les signaler.
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